Géographie de la Réunion

Son relief accidenté d'origine volcanique culmine au piton des Neiges (3.069 m) et au piton de la Fournaise (2.631 m), volcan encore actif. Le massif principal est évidé de cirques profonds (Cilaos, Mafate et Salazie) débouchant par des gorges sur des plaines intérieures (Cafres) ou littorales (Palmistes), sauf dans le sud-est, pierreux et désertique (Grand-Brûlé).
Le climat tropical, tempéré par l'altitude et l'insularité, est beaucoup plus humide (jusqu'à 4 m de pluies) sur le versant sud-est, «au vent» et très boisé, qu'au nord-est, «sous le vent» (700 mm), où apparaît la savane. L'île, dont la température moyenne atteint 20°C, est à la merci de cyclones dévastateurs.

Population de la Réunion

La population est essentiellement composée de métis (de Malgaches ou de Cafres et d'Européens, d'Indiens ou d'Indochinois et d'Européens), et regroupée dans les villes de la plaine côtière (Saint-Denis, Saint-Paul, Saint-Pierre, Saint-Joseph et Saint-Louises). Elle s'accroît à un rythme élevé (le taux de natalité approchait les 20 ‰ en 1995), ce qui pose de sérieux problèmes de surpeuplement.

Économie de la Réunion

L'économie repose sur la quasi-monoculture de la canne à sucre (1,9 million de tonnes ont été traitées en 1997), pratiquée sur de vastes plantations, à laquelle s'ajoutent les cultures de la vanille et des plantes à parfum (géranium, vétiver, ylang-ylang).
Peu industrialisée, l'île souffre d'un taux de chômage élevé (37,2%) et d'un fort déficit commercial. Elle dépend en fait totalement de la métropole : aide économique et sociale; garantie de vente du sucre; envoi des fonds des émigrés. Un grand effort de développement (aéroport Gillot, port de la Pointe-des-Galets, 2.710 km de routes, dont 79% asphaltés) aide un tourisme en expansion (370.000 visiteurs en 1997). La pêche (5.000 tonnes en 1996) représente le quatrième produit d'exportation (après le sucre, le rhum et les essences à parfum), notamment avec la pêche industrielle au large, qui participe au redéploiement de l'activité sur la zone de Kerguelen, dont la Réunion constitue la base arrière. Par ailleurs, la Réunion propose une activité d'entreposage de poissons, qui s'adresse à la pêche au thon des palengriers asiatiques. Enfin, l'élevage qui se développe, a fourni en moyenne 110.000 hectolitres de lait (55% de la consommation locale) et près de 13.000 tonnes de viandes.

Histoire de la Réunion

Le premier Européen qui aborda dans l'île, alors inhabitée, fut le navigateur portugais Pedro de Mascarenhas (1513). Les Français qui y débarquèrent à leur tour en 1638, y établirent une escale sur la route des Indes et lui donnèrent en 1649 le nom d'île Bourbon; une petite colonie y fut fondée en 1665 par la Compagnie des Indes orientales. Le développement de la culture du café à partir de 1715 entraîna l'importation massive d'esclaves africains, et l'île connut un rapide essor économique et démographique; elle comptait déjà 60.000 habitants quand, en 1793, la Convention la rebaptisa île de la Réunion (pour commémorer la réunion des Marseillais et des gardes nationaux à Paris, le 10 août 1792). Après une brève occupation britannique (1810 -1815), l'île reprit son nom d'île Bourbon. Mais, après sa perte de l'île Maurice (1815), la France y développa une quasi-monoculture de la canne à sucre, ce qui déséquilibra l'économie. La II éme République rendit à l'île le nom de la Réunion et y abolit l'esclavage (1848). Département français d'outre-mer (DOM) depuis 1946, l'île a reçu le statut de Région d'outre-mer en 1982. Les problèmes économiques (aggravés par les ravages occasionnés par les cyclones en 1980, 1986, 1989) ont entraîné le développement d'un courant autonomiste qui anima des mouvements d'émeutes en 1991.

Littérature de la Réunion

Lieu de naissance des poètes parnassiens Leconte de Lisle, Auguste Lacaussade (1817 -1897) et Léon Dierx (1838 -1912), la Réunion est le berceau d'une abondante littérature orale en créole, recueillie tardivement : Kriké Kraki (1977), la Littérature réunionnaise d'expression créole (1984). Dès 1951, Jean Albany, écrivant Zamal, puise dans le créole mots et rythmes, suivi par Boris Gamaleya (Vali pour une reine morte, 1973) et Alain Lorraine. Le renouveau poétique se nourrit d'anticolonialisme : Gilbert Aubry (Rivages d'alizé, 1971), J.-F. Sam-Long (Crucifixion, 1977), Jacques-Henri Azéma (Olographe, 1978), Agnès Guéneau (la Réunion : une île, un silence, 1979), Rial Debars (Sirène de fin d'alerte, 1979). Les romans dénoncent la misère : les Muselés (1977) d'Anne Cheynet ; Quartier Trois -Lettres (1980, en créole : Kartyé trwa lèt, 1984) d'Axel Gauvin  la Terre Bardzour, Granmoune (1981) d'Agnès Guéneau.

Musique de la Réunion

Du temps de l'esclavage, les Réunionnais ont hérité une musique, le maloya; ce blues ternaire, chant de résistance des esclaves, et interdit comme tel par les colons, le demeura après la loi de départementalisation de 1946 car il était perçu par les autorités comme un symbole de la révolte contre l'ordre établi (le Parti communiste réunionnais en fit le support de ses messages revendicatifs). Firmin Viry, figure majeure du maloya, aime à rappeler que, jusque dans les années 1960, il devait jouer en sourdine parce que «fallait pas personne n'avait doutance», et que la police, si elle venait à surprendre cette musique de révolte au cours d'un «kabar» (fête), confisquait les instruments, les brûlait et mettait les musiciens en prison. Le séga, autre musique typique de la Réunion, est né de la rencontre des polkas, valses et autres quadrilles des Européens avec le tschéga des Cafres (Noirs).

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