Géographie de la Polynésie Française

D'origine volcanique ou corallienne, avec des récifs-barrières et des lagons, les îles présentent un alignement nord-sud (Tonga, Kermadec, Nouvelle-Zélande), tandis qu'une série de pointements s'alignent du nord-ouest au sud-est (Tuvalu, Wallis-et-Futuna, Samoa, Cook, Tubuaï ; Phoenix, Tokelau, îles de la Société, Tuamotu, Gambier, Pitcairn et île de Pâques ; îles de la Ligne et Marquises ; Hawaii, les plus au nord). Le climat tropical, chaud et humide, favorise l'agriculture (tubercules, fruits, cocotiers, coprah). La pêche fournit un appoint. La Polynésie ne possède que de faibles ressources naturelles; l'industrie se limite au secteur agroalimentaire, mais l'artisanat est actif. Le tourisme se développe à Hawaii (Honolulu), à Tahiti (Papeete), aux Samoa (Apia).
Les archipels les plus importants sont : les îles Cook (236 km²), Niue (259 km²) et Tokelau (10 km²), îles associées à la Nouvelle-Zélande; les samoa occidentales (2.840 km²), État indépendant depuis 1952; les îles Tonga (747 km²), royaume indépendant au sein du Commonwealth depuis 1970; les îles Gilbert (258 km²), Ellice (24 km²), Phœnix (98 km²), les Sporades équatoriales (720 km²), les Pitcairn (5 km²), anciennes colonies britanniques; les îles de la Société (1.682 km²), Marquises (1.274 km²), Australes avec Rurutu et Tubuaï (174 km²), Tuamotu (880 km²) et Gambier (185 km²), qui forment la Polynésie française, territoire d'outre-mer (DOM) de la République française; les îles Hawaii, ou îles Sandwich (16.705 km²), cinquantième État des États-Unis depuis 1959; capitale : Honolulu, les Samoa américaines, ou orientales (195 km²), territoire «non incorporé» des États-Unis.

Géographie physique de la Polynésie Française

Les îles de la Polynésie sont situées sur des alignements volcaniques, fossiles ou actifs de direction générale sud-est /nord-ouest (Hawaii, Sporades équatoriales, Marquises, Tuamotu, etc.) ou encore, pour les îles Australes, de direction sud-ouest /nord-est (Tonga). Les volcans qui composent ces îles ne sont pas tous du même âge, l'activité volcanique semblant s'être déplacée dans le temps; ainsi, dans les îles Hawaii, les volcans sont de plus en plus âgés et donc de plus en plus disséqués par l'érosion et affaissés dans la mer à mesure qu'on s'éloigne vers le nord-ouest.
Dans ces mers chaudes et claires, lorsque l'affaissement a été suffisamment lent, des coraux ont pu croître sur le pourtour du volcan (à mesure que celui-ci s'enfonçait) et se maintenir près de la surface, donnant naissance à des formations circulaires, les atolls. L'évolution de l'activité volcanique est à l'origine des différents types d'îles qu'on rencontre dans le Pacifique: l'île haute est constituée par un volcan éteint ou en activité, haut de plusieurs milliers de mètres (Hawaii, Samoa ) ; l'association île haute-île basse est formée d'un volcan déjà affaissé et érodé (pentes escarpées), qui domine un lagon périphérique protégé par un récif-barrière (Bora-Bora); l'atoll présente, à l'emplacement du volcan affaissé, un lagon central entouré d'un récif-barrière; l'atoll soulevé se trouve de nouveau émergé après une longue période de subsidence, comme ce fut le cas pour Makatea.

Climat de la Polynésie Française

Située dans la zone intertropicale, la Polynésie est soumise à la circulation des alizés du sud-est et du nord-est qui convergent dans la zone équatoriale. Cependant, son climat, de type tropical maritime, est tempéré par l'influence de la mer; les amplitudes annuelles sont très réduites (1 à 5°C). Les précipitations, partout abondantes, sont amplifiées, dans les îles hautes, par des phénomènes d'ascendance orographique; en effet, sur ces îles, le contraste est surprenant entre le versant «au vent», exposé aux pluies, et le versant «sous le vent», abrité. L'exemple le plus fameux est celui du mont Waialeale à Kauai (Hawaii), qui reçoit du côté du vent une moyenne de 11,50 m d'eau par an, alors que le côté abrité ne reçoit que 300 mm. À ces précipitations s'ajoutent les pluies catastrophiques apportées par les cyclones tropicaux qui dévastent les îles du sud de la Polynésie (Tonga, Samoa, Tuamotu, etc.).
En dehors de ces zones fortement arrosées, la Polynésie possède des régions sèches : zones d'abri «sous le vent», atolls trop plats qui n'arrêtent pas les pluies, ou encore territoires de la dorsale sèche (îles Phœnix, Sporades équatoriales, Gilbert du Sud), qui a son axe par 3 à 4° de latitude sud. Ces diverses conditions climatiques déterminent une végétation extrêmement variée : cactées des zones sèches, cocotiers des barrières coralliennes, fougères arborescentes des versants «au vent», etc.

Les Polynésiens

Actuellement, les îles de la Polynésie sont peu peuplées (éloignement, reliefs trop escarpés, absence de terre arable, manque d'eau douce), et beaucoup sont même inhabitées. La population est très mêlée. Au vieux fonds polynésien s'est ajoutée une grande variété de peuples venus de tous les continents : des Européens comme ces mutins du Bounty qui peuplèrent l'îlot Pitcairn, des Noirs amenés pour travailler dans les plantations, des Philippins, des Asiatiques (Japonais et surtout Chinois). Les autochtones de la Polynésie possèdent des caractères ethnographiques communs et, surtout, un langage similaire. Ils sont établis dans une zone triangulaire circonscrite par la Nouvelle-Zélande, les îles Hawaii et l'île de Pâques.
Les langues polynésiennes appartiennent à la famille malayo-polynésienne, répandue de l'île de Pâques à Madagascar et comprenant différents dialectes (samoan, hawaiien, maori, tahitien).
La Polynésie a été peuplée par un groupe qui serait originaire de la Chine du Sud et aurait émigré vers 1.700 av. J.-C. Habiles navigateurs, les Polynésiens auraient d'abord atteint les Philippines, puis la côte nord de la Nouvelle-Guinée, les Salomon, les Fidji (800 av. J.-C.), les Samoa et les Tonga pour parvenir jusqu'aux Marquises (200 av. J.-C.), d'où ils seraient partis pour Tahiti (1er s. apr. J.-C.), l'île de Pâques (400 apr. J.-C.), Hawaii (750), les Gambier et les Tuamotu (1275).
D'autres théories ont été soutenues à propos du peuplement de la Polynésie; ainsi, Thor Heyerdahl (expédition du Kon Tiki, 1949) pensait que les Polynésiens seraient des Indiens venus d'Amérique, poussés par le courant équatorial et l'alizé.
Du point de vue politique et social, la société polynésienne était organisée selon un système de castes : la famille royale, les cultivateurs, les artisans et les esclaves. Les membres d'un groupe consanguin se rassemblaient autour d'un ancêtre commun; les mariages entre cousins proches étaient tabous; le roi d'une société s'occupait à la fois de la vie économique et de la justice, et remplissait les fonctions de grand prêtre; la spiritualité revêtait une grande importance; enfin, les Polynésiens ignoraient l'usage des métaux.

Economique de la Polynésie Française

Dans toutes les îles, l'activité économique se limite généralement à la frange côtière. La pêche constitue l'activité traditionnelle et une des ressources principales des Polynésiens (coquillages, poissons des lagons et de haute mer), qui utilisent des techniques nombreuses (ligne, harpon, filet).
L'agriculture est aussi très développée. Les espèces cultivées sont particulièrement nombreuses et énergétiques : taro, igname, patates, bananiers, arbres à pain, cocotiers. Sur les îles continentales, les Polynésiens pratiquent la rotation des cultures avec de longues périodes de jachère. Les instruments aratoires, très primitifs, se limitaient avant l'arrivée des Européens aux bâtons à fouir (à creuser).
Les cultures industrielles connaissent un rapide accroissement : coprah, cacao, banane, canne à sucre, ananas (Hawaii), vanille (îles de la Société).

L'arrivée des Européens en Polynésie Française

Les Portugais et les Espagnols furent les premiers Européens à toucher les îles polynésiennes. À la fin du XVIème siècle, l'amiral espagnol Mendaña de Neira découvrit successivement les Ellice, les Salomon, les Marquises (1595), les Santa Cruz. Au XVIIème siècle, le Hollandais Tasman découvrit les Tonga et les Fidji (1642 -1644). Au XVIIIème siècle, les Anglais et les Français multiplièrent les explorations (Anson, Wallis, Cook, Bougainville, La Pérouse).

Le XIXème siècle fut le siècle des missionnaires protestants et catholiques, qui entendaient supprimer le cannibalisme. Ce fut aussi le siècle des colonisateurs. En 1842, la France établit son protectorat sur Tahiti et s'étendit aux archipels voisins (Gambier, Marquises, Tuamotu, Australes); les Allemands annexèrent les Samoa occidentales en 1899; les États-Unis s'emparèrent des Hawaii en 1898 et, en 1899, des Samoa orientales; entre 1874 et 1900, la Grande-Bretagne établit son contrôle sur la plupart des autres archipels, laissant les îles Cook à la Nouvelle-Zélande. Après la guerre de 1914 -1918, l'Allemagne perdit sa colonie des Samoa occidentales. Après la Seconde Guerre mondiale, les Américains établirent un contrôle général sur les îles situées au nord de l'équateur et sur les Samoa orientales, alors que les positions françaises étaient maintenues.

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